Bonjour à vous qui ne suivez pas(plus) mon blog, et vous n'avez pas à vous en excuser d'ailleurs. J'ai été un peu long à écrire mon prochain billet ( 2 ans c'est une éternité sur le net :).
Mais je ne m'inquiète pas pour la lecture de ce blog, puisque j'ai rencontré une future lectrice, qui se promet d'être assidu. Il faut dire qu'elle a su me convaincre par les sentiments, et aussi par des arguments bien affutés. Bien que les sentiments ont consacré l'ébrêchage de mon retranchement :).
Adieu donc à l'image que j'avais laissé de moi sur le net. Il faut que je m'y fasse, je ne peux échapper à la tentation de la faire évoluer. En réalité, j'ai essentiellement succombé à la tentation de transmettre mes émotions, réflexions sur la vie et, d'une manière moins prétentieuse, sur les actualités locales, nationales et internationales (allez savoir ce qui est le plus prétentieux :).
Il faut préciser que durant deux ans, et donc depuis l'arrêt de l'écriture de mon blog et mon retour du Québec, je n'ai quasiment pas touché à l'écriture. A part pour des besoins militants.
Etrangement, je ne me suis jamais senti aussi bien que durant cette période. Et en ce moment, bien que j'ai toujours des soucis, je me sens, plus que jamais, capable de les affronter.
Mais je n'ai pas repris l'écriture, et la tenue de ce blog, pour m'épancher sur les tribulations de ma vie quotidienne. Mais plutôt pour vous liver ce que mes différents sens, ma tête et mon coeur ont pu percevoir, ou cru percevoir, du monde qui m'entoure.
Donc bonne lecture, même si, à y réfléchir, des millions de blogueur(ses) s'attellent à la même "tâche" que moi. Bah, je ne vaux pas décevoir ma future lectrice, je crois que je ressens de nouveau le besoin d'écrire et j'ai envie de croire que cela pourra me servir (au pire la futilité n'est jamais mauvaise, surtout dans un monde occidental où tout doit avoir une valeur utilitaire et échangeable).
La lutte continue ! (ah oui,je suis toujours un indécrôtable anarchiste :)
Sur une table ordinaire, un peu littéraire, de celles qui vous inspirent, de grands soupirs. Mais non d'ennui, bien de dépit. Vous voyez, ces tables trop éclairés, vous vous y perdez, elles font plus de trente pieds.
Avec des stries, des bosses comme il faut, ces tables prient, elles souhaitent des défauts. Je vous l'ai dit! Littéraires, elles n'aiment pas ce qui est beau.
Vérité, félicité, oubliez toutes ces gonflantes envolées. Plongez dans les plis, faites-y votre nid.
Un peu de poussière, de crasse et de flair. Votre feuille de papier, en une simple brossée, deviendra manuscrit, tout de jaune verni.
Plongez votre coeur
dans une belle idée
recueillez des pleurs
et laissez mijoter
vous avez un principe
qui vous était étranger
devenir le centre
de votre volonté
la guerre!
Fini les prières.
Ce combat est humain,
La fin justifie les moyens.
mais comment prétendre
connaître la fin/te
quand on est le chemin
et celui qui l'emprunte.
Dédié à mes amis, fidèles communistes
L' âme sensible
essentiellement torturé,
est toujours éprise
de destins traçés.
mon plus grand tort
est de le refuser
je défie la mort,
j'en suis comblé.
étrange tristesse,
bête délicatesse.
je me donne en spectacle,
je suis l'héros déjà vaincu
je deviens réceptacle
des regards perdus.
Écoutez-moi!
j'ai à dire,
mon avenir
ne connait pas de loi.
sentez ma mélancolie,
brulez de ma vie...
vous n'êtes pas attentif?
vous ne m'applaudissez pas?
il en ainsi
de la comédie,
en refusant de jouer
un rôle déjà donné
je deviens décor
et cours vers ma mort.
Par une ombre
d'un clair-matin
j'ai vu une chambre
baignée de chagrin,
je n'en pouvais plus
besoin de prendre pied
d'assurer mon revenu
celui de machabbé,
les idiots ne croiraient pas
qu'un fainéant comme moi
puisse être étranger
à son heureux destin,
ne pas accabler, ennuyer
les gens du commun
ne pas exagérer
monter qu'on est pas humain,
notre philosophie du quotidien
sur la fatalité du lendemain
pas un mot
on rique l'échafaud,
un vrai tour de main
digne des grands magiciens
mais en réalité
je fais pitié,
c'est là l'art de mendier
l'art de se faire quémander,
et oui gente gens
malgré mes airs
je reste un précaire
un véritable chiendent,
un fils à voltaire
je suis à ras de terre
ça vous pouvez rien y faire
je suis précaire.
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