Des notes de voyage
Un vent de joie,
accompagnent les pas
de fiers nomades.
Longue ballade,
aux sonorités
d'élancés équidés.
L'église sonne!
les badeaux lorgnent
sur ces drôles d'oiseaux.
En ce dimanche
d'habitude si pâle,
se déploie le voile
de ces sombres anges.
Balayant la tristesse
des sorties de messe,
ils inspirent;
au coeur,
la fin des labeurs.
Insuflant la légèreté
à des âmes noircies,
par trop de pitié,
sans merci.
Les caravanes joignent
aux accents de printemps,
une vive joie,
né de l'instant présent.
Aux regards craintifs
répondent leur musique,
2,3 notes suffisent,
à rallumer;
l'amour des désespérés.
Leurs chants résonnent
en chaque demeure,
distillant rancoeur,
dissipant les peurs.
Alors s'emploie!
les jongleurs,
les acteurs
à libérer leurs regards,
leurs solides remparts;
redonnant à leurs sens
un brin d'innocence,
de bonheur oublié.
Vient la fin de la journée,
les nomades se retirent
en grande fanfare;
hypnotisant
pour longtemps
les sentiments
de ces enfants oubliés,
par l'insouciante gaieté.
Au sortir du prêche
ils ont trouvé la grâce;
une grâce de conquête
et de liberté tragique.
Ainsi en peu de magie,
ces gens du voyages
ont donné les sons,
les notes du mariage,
entre tristesse, passion
et mirages.