La lubie de l'écrivain
feuille blanche aux caractères vides
je laisse le néant s'exprimer
et d'un air placide
pose l'encre pour mieux l'approcher
quelle belle oxymore
que d'écrire l'absence
pour en cerner le sens
et quelles plus belles phrases et rimes inutiles
que celle que j'écris
pour décrire le futile
de toute ligne
car phrases après phrases
correspondent aux heures qui passent
et laborieusement
instant après instant
lutter pour évacuer
ce que mon corps ne peut supporter
mais chaque ligne apporté
culpabilité enlevée
ne fait que dévoiler
pensées après pensées
qu'un autre plan de notre réalité
encore plus dure à affronter.