Vive le retour à la terre

Publié le par yoann morice

 

J'applaudis tous les activistes, engagés, militants, syndiqués... pour leur volonté d'affranchissement. Sur l'affranchissement je suis ok , pour la volonté un peu moins.

En fait l'activisme actuel me refroidit quelque peu. Et je pèse mes mots. Il faut dire que les revendications défilent sans être révolutionnaires pour autant.

Par exemple, un sujet interressant qu'est la loi sur l'autonomie des universités. Les étudiants sont en plein dans le schéma de la société d'emploi, comme avec le CPE. D'accord j'y ai participé activement mais c'était dans le temps...

Donc, les étudiants font « grève », bloquent, manifestent... pour protester contre le rapprochement de l'université du monde de l'entreprise.Mais, et ce n'est pas pour déplaire à certains, la plupart des étudiants qui râlent aujourd'hui contre le monstre qu'est l'entreprise seront bien contents un peu plus tard de trouver un job dans une entreprise; celle là même qui tentait de se lier à eux.

Avant qu'il y ait grogne gênante parmi mes camarades activistes, je mets un point sur mes opinions générales. Car je honnis tout ce qui est hiérarchique, capitaliste, réformiste...

Ceci dit, je peux continuer calmement mon argumentation.

Ainsi ces étudiants qui hurlent aujourd'hui se taiseront demain. Pour la bonne raison qu'ils aimeront leur salaire; leur maison à crédit sur 40 ans; leur voiture payée avec leur salaire, qui leur servira à continuer à toucher leur salaire; leur home cinéma essentiel pour se détendre, obtenu grace aux heures suplémentaires...Tout cela offert généreusement par l'économie capitaliste que beaucoup d' étudiants évitent de critiquer.

Mais vous qui voulez être libres, vous qui ne voulez pas de ces entreprises qui bouffent les capacités créatrices de chacun...Bougez-vous bordel de merde! Quittez votre fac, votre ville. Partez vivre à la campagne, vivre de vos mains et pour les plus doués de votre cerveau ( les deux ne sont pas incompatibles, vous savez ). Etablissez des communautés libres de toute hiérarchie, productivité...Ou partez vous installez en solitaire dans la montagne.

En tout cas arrêtons de nous entasser dans des boites à sardines et de suivre la marée. Les patrons, les politiques, les médias rigolent des actions corporatistes et réformistes. Ce dont ils ont peur plus que tout au monde, c'est qu'un gros tas de leurs fourmis se retirent de la colonie. Qu'ils produisent eux-mêmes, qu'ils consomment sans intermédiaires. Qu'ils travaillent sans créer du capital.
Voilà la révolution. Voilà la grêve générale illimitée. Un bon retour massif à la terre et adieu l'économie capitaliste. Place à l'économie locale et solidaire. C'est la bonne vieille recette de maïté. Y'a pas plus compliqué. Alors merde quoi!

 
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Publié dans politique

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